Le passage du 6.0 à l'IJS
Jusqu'en 2004, le patinage utilisait le système 6.0 : chaque juge donnait deux notes sur 6 (technique et artistique). Ce système était simple mais fortement subjectif et vulnérable aux ententes entre juges.
Le scandale des Jeux de Salt Lake City 2002 (couples) a accéléré la réforme. L'IJS, plus granulaire, fait éclater la note en une multitude de composantes auditables.
Les deux panels
L'IJS sépare le rôle des spécialistes techniques et celui des juges :
Le panel technique
Trois personnes : le Technical Specialist (identifie chaque élément en temps réel), l'Assistant Technical Specialist, et le Technical Controller (valide les décisions).
Leur rôle : identifier chaque élément (saut, pirouette, séquence), déterminer son niveau (1 à 4 pour pirouettes/séquences), repérer les fautes objectives (sous-rotation, edge call sur un Lutz/Flip).
Le panel des juges
Entre 5 et 9 juges selon la compétition. Chacun attribue, pour chaque élément, un GOE entre -5 et +5. Pour le PCS, chaque juge note les trois composantes (Composition, Présentation, Habileté) entre 0,25 et 10,00.
La moyenne tronquée
Pour réduire l'influence des notes extrêmes, le système élimine les deux notes les plus hautes et les deux plus basses (sur 9 juges), puis fait la moyenne des restantes. Avec 7 juges, on en retire une de chaque côté.
Ce mécanisme rend difficile la triche par accord entre quelques juges : il faudrait corrompre une majorité du panel pour faire bouger significativement la note.
L'anonymat (ancien) et la transparence (actuelle)
Pendant plus de 10 ans, les notes individuelles des juges étaient anonymisées dans les protocoles publics, pour les protéger des pressions. Depuis la saison 2016-2017, l'ISU a réintroduit l'identification des juges, dans une démarche de transparence.
Comment vérifier un score sur Pulse Skating
Sur la page d'une catégorie, cliquez sur un patineur pour voir son protocole complet : éléments avec base value + GOE, composantes du PCS, déductions. Les scores affichés sont ceux officiellement publiés par les organisateurs de compétition.